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En
sophrothérapie, nous injectons du langage
maternel vivant.
L'alcoolisme
est un film destructeur à bon marché,
sans fil conducteur et beaucoup trop long, où
les acteurs silencieux, abasourdis, répétent
inlassablement un texte incompris. La lourdeur
des décors augmente l'angoisse, et les
images accablent le déroulement de ce
long métrage, pâle copie des chefs-d'oeuvre
d'Hitchcock, sans présent ni futur et
surtout sans avenir possible.
Alors,
comment soigner cette population de femmes difficiles
dans ce film hitchcockien où Les 39 marches
semblent impossibles à gravir. Pourtant,
nominé au festival de Cannes, il recevra
sans aucun doute la Palme d'or du film le plus
sordide. Couronnement de l'incohérence
des dialogues sous anesthésie alcoolique
complète, où tout se brouille,
s'emmêle et s'entrecroise dans le ridicule
et le néant d'un chemin qui mène
nulle part.
Dans l'anxiété névrotique,
si l'on privilégie le modèle extensif
des troubles anxieux, l'attaque panique, le
trouble obsessionnel compulsif et l'état
de stress post-traumatique, sont donc des catégories
regroupant les troubles anxieux que l'on retrouve
chez certaines de nos patientes alcooliques
flirtant à la limite de l'anxiété
psychotique, marquée quant à elle
par son intensité et sa brutalité,
le passage à l'acte par auto-agressivité,
mutilation suicidaire, est alors possible dans
l'alcool.
Qui
suis-je ? Que sais-je ? Le désir d'être un autre ou une
autre femme, qui me ressemble, qui m'aime et
me comprend. Le thérapeute sophrologue
doit parler à ce monde-là, celui
que l'on ne peut comprendre simplement. A l'écoute
du patient, le sophrologue doit décrypter
les mots et les paroles de cette femme qui souffre
intérieurement et bascule lentement vers
son remède pour tenter de résoudre
un conflit trop intense.
Qui
suis-je vraiment ?
Je suis une femme ne pouvant accepter la routine,
ayant besoin de changement, de prendre des chemins
nouveaux pour me trouver face à moi-même,
me surpasser. Réfléchie et rigoureuse
face à mes responsabilités, je
vis la vie comme une épreuve sachant
porter un regard neuf sur l'existence. Dotée
d'une profonde sensibilité, avec une
acuité et un imaginaire des plus féconds,
je suis passionnée et m'intéresse
à divers domaines. Anticonformiste et
généreuse, sachant être
la meilleure des épouses et des mères,
je me donne une très grande liberté.
Féconde et créative, je possède
une perception des sens exceptionnelles.
Femme intéressante croyez-vous ! Il y
a cependant, une face cachée de mon être,
celle que je vis en toute clandestinité
: je suis dépendante et fidèle
à l'alcool !
Voilà
la radioscopie de ce personnage complexe aux
multiples facettes à qui nous devons
tendre la main.
La
cure de sophrothérapie, ne pourra se
dérouler normalement que sur le principe
de base indispensable de la reconnaissance par
la malade de son intoxication, plaidant pour
une réelle implication avec un désir
fort de mettre fin à son comportement
suicidaire, le sophrologue quant à lui
dans ce drame du sujet alcoolique, devra combler
le manque de référence aux structures
paternelles oedipiennes, une problématique
maternelle du contact, de la séparation.
Résumé
: Le caractère
essentiel de l'alcoolisme féminin est
d'être un alcoolisme caché. Cette
clandestinité referme le cercle vicieux
de la solitude et de l'abandon. C'est la naissance
de la descente dans l'obscurité de la
névrose alcoolique qui laisse une sensation
d'inachèvement, de morcellement même.
Les interrogations, les embarras, les contradictions
les plus fécondes ressemblent à
un véritable défi à la
mort. L'alcoolisme est une maladie de dépendance
de l'être au néant. Cette drogue
psychotrope, la plus vieille du monde, devient
un moyen facile d'échapper momentanément
à l'angoisse existentielle ; elle lève
les inhibitions et détruit les sublimations.
Le stress est une réponse naturelle de
l'organisme pour faire face à un stimulus
nouveau qui l'agresse. Si l'on peut agir sur
ce mauvais stress, cette agression physiologique
et psychologique chez nos patientes, le stress
va disparaître. Le traitement doit se
faire sur le principe de base indispensable
d'une cure de sophrothérapie qui est
la reconnaissance par le malade de son intoxication
et le désir d'arrêter ce suicide.
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